Adoration

Adoration en direct

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Marie, l’ostensoir qui porte et nous amène au Christ


Sans des moments prolongés d’adoration, 
de rencontre priante avec la Parole, 
de dialogue sincère avec le Seigneur, 
les tâches se vident facilement de sens

La Joie de l’Évangile, Pape François, no 262


Prière d’adoration du Pape François

À tes pieds, ô mon Jésus, je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et Ta sainte présence. Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre. En attente de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, pour le vie et pour la mort. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il.

(Auteur : Saint espagnol – prière récitée par le Pape François, tous les matins à la maison Ste-Marthe)
Adorer dans le prolongement de la messe

ADORER DANS LE PROLONGEMENT DE LA MESSE

L’adoration est inscrite dans notre nature humaine. On a qu’à penser à l’impact que provoque en nous la beauté d’un paysage ou au pouvoir transformateur d’une rencontre interpersonnelle qui nous enchante.

Adorer, c’est se laisser prendre par l’amour.

Parce que Dieu est amour (1 Jean 4,8), adorer c’est se laisser prendre par Lui. L’amour n’est pas statique. C’est un mouvement. L’amour vient de Dieu. C’est Lui qui nous imprègne, qui nous entraine dans son mouvement.

Dans l’adoration eucharistique, le Christ, par l’action de son Esprit Saint, nous conduit dans son mouvement d’amour vers le Père. L’adoration eucharistique nous introduit ainsi dans l’amour trinitaire. Nous laissant imprégner librement par la Trinité, toute notre vie aspire au service des autres par le don de nous-même.

Une vie eucharistique

Edith Stein affirme que « Vivre selon l’Eucharistie signifie s’arracher réellement à son étroite vie particulière pour grandir vers l’immensité de la vie du Christ. Qui a visité le Seigneur dans sa demeure, ne voudra plus se préoccuper uniquement de soi et de ses intérêts… » (1)

Elle poursuit, « Tout comme notre corps physique a besoin du pain quotidien, la vie divine en nous demande à être constamment nourrie. « Voici le pain vivant venue du Ciel ». Celui qui en fait son vrai pain quotidien voit s’accomplir en lui chaque jour le mystère de Noël, l’incarnation du Verbe. Et ceci est bien le chemin le plus sûr  pour conserver durablement « l’être-un » avec Dieu, en s’incorporant, chaque jour plus fort et plus profondément, au corps mystique du Christ. Je sais bien que cela paraîtra à plus d’un comme une exigence par trop radicale. Quand ils s’y essaient, cela signifie pratiquement pour le plus grand nombre de gens, un changement de toute la vie, tant extérieure qu’intérieure. Mais c’est justement ce qui doit être. Dans notre vie il nous faut faire une place au Sauveur de l’Eucharistie pour qu’il puisse transformer notre vie en sa vie. Est-ce trop demander?

La prière de l’Église est la prière du Christ qui continue à vivre. Elle a son modèle dans la prière que le Christ lui-même a pratiqué pendant sa vie terrestre. » (2)

Pourquoi exposer le Saint Sacrement?

« C’est à cause de la puissance d’attraction qu’il y a dans la chair, dans le corps du Christ dont l’hostie est le signe sensible. Plus on s’approche de ce signe, plus on éprouve l’attraction du corps du Christ, plus on est dans le rayonnement de sa puissance. » (3)

Accueillir le don de Dieu dans l’adoration eucharistique a comme impact la reconnaissance et l’exercice de nos dons et de nos talents pour le service des autres. On atteint ainsi  notre propre épanouissement et on contribue à celui des autres.

Pierre Blanchette, le 13 septembre 2021

  1. Edith Stein, La puissance de la croix, Textes réunis et présentés par Waltraud Herbstrith, Nouvelle Cité, 1982, page 87.

Qui est Édith Stein? C’est une philosophe allemande assistante d’Edmond  Husserl, le père de la phénoménologie. Elle se convertit au catholicisme en 1922 à la lecture de la Vie de Thérèse d’Avila. Elle entra au Carmel en 1923. Juive, elle voulut rester solidaire de ses frères et sœurs et mourut martyre au camp de Dachau en 1942. Elle a été béatifiée le 1er mai 1987 par le pape Jean-Paul II.

  1. Ibid, pages 94 et 95.
  1. Mère Julienne du Rosaire, Par Lui, avec Lui et en Lui, Les Éditions du Cénacle, 2008, page 11.

Qui est Mère Julienne du Rosaire (Julienne Dallaire)? Elle naît à Québec le 23 mai 1911. Le Jeudi saint 1942, elle saisit l’amour immense avec lequel Jésus se donne à nous dans l’eucharistie et son désir que nous vivions de cet amour. Le 30 avril 1945, elle fonde la Congrégation des Dominicaines Missionnaires Adoratrices. Elle meurt à Québec (Beauport) le 6 janvier 1995. Au soir de sa vie, elle dit : « Ma fin approche, mais ce n’est qu’apparent, ma mission de chercher des adorateurs va commencer. » Son procès de béatification est actuellement ouvert à Rome.

« Toute ma vie s’explique par l’adoration » — Abbé Pierre

Ma vie est incompréhensible, hors de toute raison, de toute logique, si on ne la revoit pas continuellement dans son germe, dans sa racine, imprégnée de ce creux que l’adoration a mis en moi.

Au couvent, j’ai vécu sept ans avec l’adoration toute les nuits. Nous veillions de minuit à deux heures du matin. La première heure, nous dialoguions des psaumes, mais la deuxième heure se passait dans l’obscurité, sans lumière autre que la petite lampe rouge du saint sacrement, sans pouvoir s’aider d’une lecture, en adoration pure et nue. J’ai vécu sept ans ainsi, avec un volume intellectuel minuscule. Les études étaient très, très peu développées, j’en souffrais. Mais j’étais en adoration toutes les nuits d’une heure à deux heures du matin. Ma vie, telle qu’elle est, s’explique par cela.

Que de fois plus tard on m’a demandé : « Comment arrives-tu à tenir, à continuer ? » Cela tient du miracle si on ignore qu’il y a eu cette absurde préparation. Car c’était absurde de prétendre donner comme préparation à une vie qui allait vagabonder autour de la terre entière, l’immobilité de l’adoration toutes les nuits, au lieu de l’étude du droit, de l’histoire, de la réalité politique et sociale.

(…) L’adoration, c’est l’éblouissement supportable. D’avoir vécu dans cet éblouissement, cela a mis en moi ce creux qui explique ma vie tout entière C’est ce qui m’est resté de ces années, de ces nuits d’adoration, ce creux. Quand on a goûté de cela, on ne peut plus s’en passer. Le pli que j’ai reçu est ineffaçable. Même dans l’action qui semblerait lui être la plus étrangère, j’ai toujours vécu l’adoration. Et je ne peux vivre la prière que sous cette forme.

Abbé Pierre, Bernard Kouchner, Dieu et les hommes, Robert Laffont

Ces saints, grands adorateurs de l’eucharistie

Saisis par un immense amour pour Jésus-eucharistie, ces saints savaient que l’adoration silencieuse devant le Saint-Sacrement est une source unique de force, de consolation et de soutien.

Extrait du site internet ALETEIA

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Heure d’adoration [animation]

INTRODUCTION 

Il y a quatre mots qui permettent d’identifier les mouvements de l’Esprit en nous. Ce sont les mots  : pris, béni, rompu et donné. Ces mots, à la base de nos eucharisties, viennent des gestes et des paroles de Jésus.

Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit; puis, le donnant aux disciples, il dit  : «  Prenez, mangez, ceci est mon corps.  » Mt 26,26 

«  Ces mots résument ma vie chrétienne parce que, comme chrétien, je suis appelé à devenir pain pour le monde  : du pain qui est pris, béni, rompu et donné. 

Mais, et c’est le plus important, ces mots résument ma vie comme être humain parce que, à chaque moment de ma vie, d’une manière ou d’une autre, je suis pris, rompu, béni et donné.  » (page 40) 

Je propose que la méditation de ces quatre mots soit à la base de notre heure d’adoration d’aujourd’hui. Ils sont les clés pour comprendre non seulement la vie des grands prophètes d’Israël et celle de Jésus de Nazareth, mais également notre propre vie.  » (page 40)

Pendant notre heure d’adoration, à toutes les 15 minutes, nous prendrons un moment pour réfléchir à chacun de ces mots. Le tout sera ponctué de silence, de chants. 

Une heure d’adoration est comparable à une marche en montagne. Il ne s’agit pas d’arriver en un instant au sommet de la montagne, mais de la gravir à son rythme. Le sentier sous nos pas est un sentier d’amour. C’est Dieu qui trace le chemin. Laisse-toi porter par cette atmosphère de calme et de silence afin que l’amour marque en toi son chemin. 


PRIS 

Henri Nouwen, dans son livre, suggère de remplacer le verbe «  prendre  », un peu froid et sec, par un verbe plus «  doux  » qui a le même sens : « choisir  ».

 «  Lorsque je sais que je suis choisi (par exemple, dans un groupe, pour un travail, un engagement ou pour une vie à deux) je sais que j’ai été considéré comme une personne spéciale. Quelqu’un m’a remarqué, a vu que j’étais unique et a exprimé le désir de me connaître, de se rapprocher de moi, de m’aimer.  » (Page 43) 

Être choisi, ça fait du bien. Ça rehausse l’estime, ça réchauffe le cœur

En tant qu’enfant de Dieu, tu as été choisi par lui. 

«  De toute éternité, longtemps avant que tu naisses et ne fasses partie de l’histoire, tu existais dans le cœur de Dieu… 

Longtemps avant que tes parents t’aient admiré, que tes amis aient reconnu tes talents ou que tes professeurs, collègues et employeurs t’aient encouragé, tu étais déjà «  choisi  ». Les yeux de l’amour t’avaient regardé  : tu lui étais cher, d’une beauté infinie, d’une valeur éternelle.  » (Page 43) 

Il est très difficile de concevoir cela dans un monde de compétition comme le nôtre où la qualité du rendement est souvent le critère pour être choisi. 

Pendant les quelques minutes de silence qui vont suivre, demande à l’Esprit-Saint de raffermir en toi la conviction que le plus grand désir de Dieu est de s’unir à toi, de te choisir. 

Comme un enfant qui se laisse prendre spontanément et en toute confiance par son père, laisse Dieu t’envelopper de son amour.


Temps de silence


BÉNI

«  En tant qu’enfant bien-aimé de Dieu, sommes bénis ». 

Laisse-moi d’abord te dire ce que j’entends par le mot «  bénédiction  ». Bénir vient du latin benedicere. Utilisé dans plusieurs Églises, le mot «  bénédiction  » signifie donc littéralement  : parler (dictio) bien (bene) ou dire du bien de quelqu’un. 

Cette définition me parle. Je sais que j’ai besoin d’entendre de belles choses à mon sujet, et je sais que tu éprouves le même besoin. 

Aujourd’hui, on dit souvent  : «  Nous devons nous reconnaître mutuellement.  » Sans reconnaissance, il est difficile de bien vivre. 

Offrir une bénédiction à quelqu’un est la plus grande reconnaissance que nous puissions lui manifester. C’est plus qu’une parole de louange ou d’admiration; c’est plus que de faire ressortir les talents ou les bons gestes de l’autre; c’est plus que de le mettre en évidence.

Offrir une bénédiction à quelqu’un, c’est dire «  oui  » au fait que cette personne est bien-aimée. 

PLUS ENCORE, offrir une bénédiction crée la réalité dont celle-ci parle.  » (Pages 55, 56, 57) 

Pendant les quelques minutes de silence qui vont suivre, je te propose la démarche suivante  : 

     • Dans le secret et le silence de ton cœur, visualise une personne de ton entourage qui a particulièrement besoin de     bénédiction. 

Cette démarche a une portée beaucoup plus grande que l’on pense. L’Esprit viendra lui-même affermir en chacun la conviction qu’il est bien-aimé de Dieu. 

Petit à petit, cette conviction fera son chemin. Elle provoquera un impact de rayonnement dans la vie de tous les jours.


Temps de silence


ROMPU (ou BRISÉ) 

«  Le moment est venu de parler de notre brisure.  » Tu es un homme (ou une femme) brisé. Je suis un homme brisé, dit Nouwen. Toutes les personnes que nous connaissons sont brisées. Notre brisure est tellement visible et palpable, tellement concrète et précise, qu’il est souvent difficile de croire qu’on puisse penser, parler ou écrire sur autre chose que celle-ci.  » (Page 71)

 «  Les compositions musicales les plus célèbres, les peintures et sculptures les plus remarquées, les livres les plus lus sont souvent des expressions directes de la conscience que les humains ont de leur déchirure. Cette conscience repose souvent à la surface de notre existence, car nous savons tous qu’aucun d’entre nous n’échappera à la mort – la manifestation la plus radicale de notre brisure.  » (Pages 72, 73) 

«  La première façon de réagir est de regarder notre souffrance bien en face et de nous en faire une amie.  Quoi qu’il en soit, ma propre souffrance m’appris que le premier pas vers la guérison n’est pas de fuir la souffrance, mais de s’en approcher.  » (Page 78) 

«  Oui, il nous faut trouver le courage d’embrasser notre propre souffrance, de transformer notre pire ennemi en notre amie et notre compagne intime. Je suis convaincu que la guérison est souvent difficile parce que nous ne voulons pas reconnaître la douleur. Cela est vrai de toute douleur, particulièrement la douleur d’un cœur brisé.  » (Page 79) 

«  Ma propre expérience de l’angoisse, ajoute Nouwen, m’a appris que de lui faire face et de vivre avec elle peut devenir un chemin de guérison. Mais je ne peux réussir cela tout seul… Tenter d’éviter, de refouler ou de fuir la souffrance serait comme amputer un membre qui pourrait très bien être guéri avec les soins appropriés.  » 

Dans les quelques minutes de silence qui vont suivre, puisses-tu permettre à la bénédiction de Dieu de te toucher au cœur même de ta brisure. Il est ton plus grand allié. Il se manifeste parfois directement, parfois à travers les autres ou les évènements de la vie. Demande-lui la confiance qui te conduira sur un chemin de paix et de joie. 

Fais silence et laisse l’Esprit agir en toi.


Temps de silence


DONNÉ 

Nous sommes choisis, bénis et brisés pour être donnés. 

«  Le quatrième aspect de la vie de bien-aimé et celui d’être donné. Je crois personnellement, dit Nouwen, que c’est uniquement en fonction du don que nous pouvons comprendre le choix, la bénédiction et la brisure… Nous connaissons tous l’expérience d’une joie qui naît du fait de pouvoir faire quelque chose pour une autre personne.  » (Page 89) 

Rappelle-toi la joie de ta mère, lorsqu’étant enfant, tu lui faisais un beau sourire. Le bonheur naît du don mutuel. C’est à cette communion que nous sommes tous appelés. 

Quel merveilleux mystère! 

Le temps que tu prends devant le Saint-Sacrement ouvre ton cœur au don

Tu réalises que ta plus grande réalisation est de te donner aux autres. Rappelle-toi les moments en famille, entre amis ou au travail où tu perçois l’amour qui coule comme une source, combien est grand ton bonheur. 

Ta générosité à te rendre simplement disponible à Jésus qui s’offre à toi produit un impact dans ta vie beaucoup plus grand que tu ne peux t’imaginer. 

Quel grand mystère d’amour! 

«  Nous devenons de belles personnes lorsque nous offrons ce qu’il nous est possible de donner  : un sourire, un mot d’amour, un pardon, un présent, un service, une partie de notre vie.  » (Page 90) 

Paisiblement, en ne forçant rien, laisse l’Esprit t’indiquer un pas de plus que tu peux faire dans le don de toi-même. ouvre ton cœur à un don qu’il désire te communiquer. 

Au cours des prochains jours, tu saisiras toute la portée de ce simple geste d’ouverture de ta part au don que Dieu te réserve par l’adoration devant le Saint-sacrement.


Temps de silence


Pierre Blanchette
8 décembre 2020


1 (À noter  : Les citations faisant partie de ce texte sont tirées du livre suivant  : Henri J.M. Nouwen, Lettre à un ami sur la vie spirituelle, Novalis, 1997, 127 pages.)

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